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Responsable:
Christine Savage
84340 Malaucène
France
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Filiale du Languedoc
'Peuples des garrigues'
Nous vous invitons à visionner ce court documentaire tourné en septembre 2010 dans les environs de St Bauzille de Putois, Hérault, par Bio-Scène, projet coopératif sur la biodiversité et le dévelopement durable.
Notre petit concours d'identification des habitants des garrigues a été gagné par Renée Barthélemy, dont voici les résultats.
"Dans l'ordre d'apparition et sans aucune garantie, j'ai cru reconnaître:
- un graphosome italien (Graphosoma italicum) ou punaise rayée,
- un insecte qui ressemble à un méligèthe mais semble bien plus grand, donc, plutôt une cétoine noire ou
une "drap mortuaire"
- l'escargot élégant (sa coquille) Trochoides elegans,
- un groupe de vautours fauves,
- un sphex sombre,
- une argiope fasciée (épeire fasciée),
- d'autres punaises rayées (avec, peut-être car on ne voit pas leurs élytres, des graphosomes ponctués?)
- un papillon ocellé rubané ou amaryllis d'Espagne (Pyronia bathseba),
- une poliste gauloise,
- un mylabre inconstant (Mylabris variabilis),
- une réduve irascible (Rhinocoris iracundus),
- une ammophile des sables."
Évènements à venir
Jeudi 23 février à 10h30
Exposé sur les sauges par Frédéric Prévot au Restaurant le Jardin de la Gare, Vers (30)
Frédéric Prévot, de la pépinière de spécialiste « Les Senteurs du Quercy », va nous faire un exposé illustré sur certaines des 900 variétés de sauge du monde entier qui sont adaptables
pour les jardins méditerranéens. Il exposera notamment des photos de sont dernier voyage en Turquie, d'ou ils ont ramenés, avec Mélie Portal, un grand nombre de nouvelles espèces qui n'avaient pas encore été introduites en France. Son site web est ici.
Il y aura une participation de 5 euro pour cet exposé pour couvrir les dépenses de Frédéric. Le café sera servi à partir de 10h00 et la conférence débutera à 10h30. Le déjeuner sera proposé à 15 euro par tête, vin non compris.
Samedi 25 et dimanche 26 février
Fête de la Bigarade, La Caunette, dans le Minervois, entre Béziers et Carcassonne
Cette foire aux plantes est géré par l'association "La Bigarade" (orange amère) qui vise à encourager la culture des variétés patrimoniales de fruits et de légumes. Nous avons demandé un espace pour notre stand MGS, mais malheureusement, toutes les places à l'intérieur ont été prises. Toutefois, Gill Pound aura un stand de plantes à l'extérieur, donc si il fait beau le samedi nous allons mettre en place le stand MGS à proximité. Si l'un ou l'autre des membres locaux serait volontaire pour aider merci de me contacter par email.
Jeudi 22 mars
Sentier botanique dans les calanques près de Marseille, dirigé par Gérard Weiner
Gérard Weiner, un chasseur de plantes passionné, nous emmène pour une promenade pour voir des fleurs sauvages qui poussent dans les collines autour de la calanque de Sugiton. Son site web est ici.
Lundi 26 mars-Vendredi 30 mars
Cours de «dessin de jardin» à Malaucène (84)
Ce cours «test» de cinq jours, encadré par des membres du MGS Hilary Ivey, Gill Pound et James Basson donnera un aperçu des principes de base pour la conception de jardin et la sélection des végétaux, en se concentrant sur les matériaux et les plantes du paysage méditerranéen. Un «Bed and Breakfast» seront fournis par les membres qui vivent sur place et Jennifer Hastings préparera le déjeuner. Il ya une limite de 10 personnes pour ce cours.
Jeudi 19 avril
Visite au jardin de Jocelyn à St Siffret dans le Gard et une promenade pour voir les iris sauvages
Lundi 30 avril-Vendredi 4 mai
Voyage de la flilale Languedoc à Majorque
Nous allons séjourner dans les hôtels de Palma et visiter des jardins privés appartenant à des membres du MSG. Il y aura une limite de 22 places pour ce voyage en raison de la taille des jardins que nous visiterons et la nécessité d'utiliser un minibus sur les routes étroites de Majorque. Ce voyage est complet mais une "liste d'attente" est ouverte.
Jeudi 24 mai
Visite des jardins des membres dans le Var, organisé par la filiale de Provence
June et Carol invitent les membres du Languedoc à rejoindre la branche Provence dans une visite du Domaine viticole historique de Gavaisson suivie d'un déjeuner pique-nique dans les jardins de Nicola D'Annunzio et Alan et Gill Robinson à Lorgues.
20 octobre–1 novembre
AGM 2012 en Australie
Cela a été organisé en trois packages distincts pour permettre une flexibilité pour les membres. La partie pré-AGM Melbourne Octobre 20-24; L'AGM proprement dite Adelaide Octobre 24-28; Les journées d'après-AGM en option Octobre 29-30, plus Octobre 31- Novembre 1. Plus de détails ici.
Merci de me contacter si vous avez l'intention d'assister à l'un des évènements ci dessus.
Rencontres précédentes
Mai 2011
Excursion sur deux jours à la rencontre des cistes et d'autres plantes de la garrigue dans la nature et au jardin
Abbaye de Fontfroide, près de Narbonne
Par une belle journée, chaude et ensoleillée, Olivier Filippi a mené un groupe assez important d'entre nous sur des sentiers de garrigue, derrière l'abbaye, s'arrêtant fréquemment pour montrer certaines plantes et insistant tout particulièrment sur la diversité fascinante de ce biotope.

Olivier Filippi s'adressant à son auditoire.
L'air emprisonné dans le sol où poussent les plantes est d'une importance primordiale - même dans la roche, il y a des anfractuosités qui contiennent de l'air nécessaire aux plantes. Autour de nous, les cistes étaient au rendez-vous, par milliers. Ces plantes étonnantes se sont développées pendant des millions d'années et ont mis au point leurs techniques de survie. Certaines espèces de cistes aiment le terrain acide, d'autres préfèrent le calcaire; des hybrides sont apparus qui partagent les caractères génétiques des deux parents, et sont donc capables de se développer dans les deux types de sol. Bien sûr, cette luxuriance n'est nullement le résultat de fertilisants ou d'herbicides dans la garrigue, où ces produits seraient fatals aux cistes puisqu'ils dépendent des mycorrhizes que ces produits tueraient. Le message qui nous a été prodigué est que si nous voulons réussir des jardins méditerranéens, il nous faut oublier arrosages et produits chimiques.
Le milieu de la garrigue est le résultat du feu et du pâturage. Les pins sont une invitation à l'incendie, nous a dit Olivier Filippi en comparant les pignes de pin à des grenades offensives prêtes à exploser. Seul les incendies et le pâturage, les pins chaseraient les autres plantes de la totalité de l'espace au sol, en réduisant la diversité naturelle.
Ces plantes typiques de la garrigue ont des feuilles collantes et sont recouvertes d'huiles essentielles qui les protègent de la chaleur et des insectes prédateurs. Au bout de trois ans les feuilles tombent et forment un tapis de mulch naturel où peu d'autres plantes peuvent se développer. Olivier nous a montré un insecte ressemblant à une coccinelle, un Scymnus, dont la larve se nourrit d'aphides.
Le drainage est essentiel pour les plantes de garrigue. A Kew Gardens, à Londres, par exemple, les collections de plantes méditerranéennes sont présentées sur des amas de rochers remplis de sable et de terre, pour simuler ce drainage si naturel dans nos garrigues. A ce propos, Olivier a insisté sur l'avantage du paillage minéral sur le paillage végétal, qui aide à la propagation de maladies d'origine fongique, comme Phytophthora. Il vaut mieux utiliser du gravier.

Etude des plantes de garrigue.
Un petit biotope de Hieracium fut découvert, décrit comme excellent couvre-sol à cause de sa capacitié de destruction d'autres herbes pousant à côté de lui. Son nom vernaculaire est l"épervière".
L'après-midi fut consacrée à une visite des jardins en terrasse de l'abbaye, guidée par la pépiniériste Gill Pound.
Seconde journée - À la pépinière Filippi et chez Olivier.
Nous avons eu l'honneur d'être reçus par le propriétaire lui-même, dont l'enthousiasme et la compétence sont notre inspiration. Il cultive plus de 2 000 plantes et semble en avoir mémorisé le nom botanique qui lui revient instantanément.

Dans le jardin privé d'Olivier Filippi.
Une partie de son jardin de démonstration est consacrée aux substituts de gazon, par exemple Trifolium fragiferum, ou trèfle fraise, une fabacée sur laquelle il est agréable de marcher. Je ne peux m'empêcher de sourire en pensant à un passage de son livre où il écrit: "Si vous voulez un gazon bien vert, pourquoi ne pas déménager en Cornouaille?" Il a bien montré l'importance d'encourager les végétaux à développer un solide système racinaires pendant leur première année en terre, et nous a montré des exemples de plantations nouvelles où les plantes sont plantées dans une profonde cuvette d'arrosage dans laquelle 30 litres d'eau sont déversés une fois par mois en été.

Plantes dans leur cuvette d'arrosage.
La pépinière se trouve à proximité du bassin de Thau, célèbre pour ses élevages d'huitres et de moules. Le sol chez lui est très alcalin, pH 8,1. Afin de pouvoir étudier les végétaux qui aiment l'acidité, il a fait venir des tonnes de sol acide pour créer une grande banquette surélevée d'un mètre environ.
Olivier Filippi est l'une des rares personnes qui pratiquent la pollinisation manuelle de Cistus pour obtenir des hybrides qui soient capables de supporter les deux types de sol.

Cistus x ledon.
Il a beaucoup parlé des merveilles de la propagation, et expliqué qu'après avoir récolté des graines de ciste sauvage, on peut augmenter de 95% leurs chances de pousser en les frotttant entre deux feuilles de papier de verre pendant 30 secondes.
Quelques pins sont répartis dans le jardin et nous apprenons leur rôle bénéfique pour les cistes - ils les gardent au sec et leur offrent un peu d'ombre. Olivier est revenu sur l'importance du paillage minéral, et nous a révélé qu'il utilise un gravier particulier, le fameux cinq/douze sur une profondeur de 6 à 8 centimètres. Non seulement le gravier empêche les mauvaises herbes de pousser, mais encore il favorise l'auto-reproduction des plantes.
La journée s'est terminée bien trop vite sur une dégustation de délicieuses tielles sétoises accompagnées de boissons fraîches. Je suis rentré chez moi totalement conquis, et en regrettant de n'avoir pas reçu ces leçons il y a des années, avant de faire tant d'erreurs dans mon jardin.
Texte de Nick Westcott, photos de Sandra Cooper et de Catriona McLean.
Avril 2011
Deux journées pour trois jardins très différents: le Jardin Méditerranéen à Roquebrun et deux jardins de membres.
Roquebrun est géré par une association, le C.A.D.E. (Collectif agricole pour le développement et l'environnement). L'objectif de l'association, en plus de la gestion du jardin, est la préservation des espèces en danger et la recherche en plantes aromatiques et médicinales. En 1988 l'association a pu récuperer un site qui avait été abandoné pendant une centaine d'années. Dominé par une tour carolingienne, le jardin se trouve sur une pente exposée au sud qui donne sur l'Orb; protegé de la tramontane par les collines dolomitiques, il bénéficie d'un micro-climat qui permet la culture de plantes exotiques.
Christophe nous a fait faire un tour en nous racontant l'histoire du jardin et du village, en nous présentant des idées d'utilisation de végétaux en cuisine (sa grand-mère mettait des feuilles de Aphyllanthes monspeliensis dans la salade), en nous fournissant des petits trucs de connaisseurs (les feuilles de l'oranger sont lobées et celles du citronnier sont dentelées). Les plantes sont encouragées à pousser aussi naturellement que possible et dans les moindres recoins du jardin. L'ensemble est le résultat de 1600 tonnes of materiaux qui ont été hissés à dos d'homme et d'âne. Depuis dix ans, aucun produit phyto-sanitaire n'a été utilisé dans le jardin.

Christophe pendant sa causerie.
Le jardin est sur trois niveaux, le plus bas étant le plus chaud, c'est là que se trouvent la plupart des plantes exotiques. Palmiers, cactus, succulentes et beaucoup de citronniers; ceux-ci poussent dans tout le village et le parfum était délicieux en gravissant la pente. Il y a une collection de mimosas, notamment une espèce à feuillage bleu, Acacia baleynea 'Purpurea'. Tout en haut, on trouve les plantes de la région; j'ai aimé la façon dont le Pistacia lentiscus a été taillé pour former des massifs denses, qui retombent parfois du rocher. Selon Christophe la plus intéressante des 4000 plantes du jardin est le Leuzea conifera (Centaurea conifera) à la fleur jaune crème. Autrefois commun en garrigue cette fausse centaurée a été beaucoup trop cueillie pour la forme décorative en pomme de pin de ses sommités et elle est aujourd'hui rare; Christophe est ravi qu'elle ait bien pris à Roquebrun. De nombreuses plantes viennent d'institutions prestigieuses comme le jardin botanique de Monaco.
Le lendemain, visite de deux jardins de membres de la MGS. Le jardin de Jenny forme un intéressant contraste avec celui de Roquebrun; en terrain plat, entouré de murs qui s'incurvent vers un arrière-plan de cyprés du cimetière au nord est, et tourné vers les collines en terrasses au nord ouest, il offre une belle échappée au sud sur des arbres.La maison, avec sa terrasse tout autour, domine le jardin.

Le jardin de Jenny.
Dans le jardin, le sol est de lourde craie de la vallée de l'Orb, sauf pour une plate-bande nouvellement créée en surélévation.On voit tout de suite que Jenny adore les plantes. La variété est étonnante; toutes sortes de roses, avec Rosa chinensis 'Sanguinea' en fleurs et commençant à s'adosser à un frêne, Rosa 'Mme Alfred Carrière' (noisette).

Rosa chinensis ‘Sanguinea’.
Il y a une plate-bande de plantes épineuses avec Agave americana, Kniphofia sarmentosa et K. 'Geant', Yucca alifolia et un nombre de sauges, d'euphorbes - en fait Jenny y compte trente deux plantes. Onze plante-bandes en tout avec des thèmes différents. Jenny a posé des questions sur les échecs qu'elle a subi, surtout à cause de la nature du sol avec un calcaire qui reste humide en hiver. Jenny reproduit par boutures et craint ne plus avoir suffisamment de place bientôt!
Le jardin de Andrew et Margaret est encore bien différent, tout en pente. Les vues impressionnantes que l'on a du balcon de la maison sur le lac de Salagou et la merveilleuse terre rouge contrastent avec les délicats feuillages verts. Contre le mur nord de la maison, il y a une petite rocaille sur des rochers naturels. Il y a là des sédums dont on dit généralement qu'ils demandent du soleil mais qui poussent mieux là que sur les terrasses ensoleillées plus bas. Sedum palmeri y est fort beau. Plus bas, où souffle la tramontane Cistus x pulverulentus et C. x corbariensis sont aussi en bonne santé. Ficus pumila (le figuier grimpant) commence à escalader une arche. Les terrasses au sud ont été créées par Andrew et Margaret sur une pente à 20%, un projet impressionnant. Voir l'article qu'ils ont écrit dans la revue de la MGS, numéro 62. Ils bénéficient d'un excellent drainage.
Ici pousse une multitude de plantes qui supportent la sécheresse: Nepeta x fassenii 'Six Hills Giant', de nombreux geraniums, des romarins, des cistes, des lavandes, et des phlomis. Andrew dit que sa plante préférée est Salvia officinalis, bien qu'il y ait quelques doutes sur la dénomination officinalis car les feuilles sont pennées, mais se mélangent agréablement avec Hypericum balearicum que j'ai beaucoup aimé.

Salvia officinalis?

Hypericum balearicum.
Jenny préfère une plus modeste mais adorable petite Veronica polyfolia et une ancolie Aquilegia formosa.
Ces trois jardins m'ont remplie d'admiration pour la vision qu'ont eu leurs créateurs, et de joie pour les plantes nouvelle que j'y ai découvertes?
Katharine Fedden.
Photographies de Christine Savage
Mars 2011
Les jasmins - Présentation de Mylène Bertetto
Les jasmins se trouvent sur les cinq continents. Avec 250 espèces dans le monde il y en a pour toutes les situations dans nos jardins. Mylène Bertetto est venue nous en présenter une quarantaine.
Il y a des jasmins qui fleurissent en toute saison, certaines espèces ont une floraison très longue. Par la diversité de leurs formes il y en a pour toutes les situations du jardin, il y a des rampants, des arbustifs, des grimpants et des jasmins à palisser.
Les couleurs sont blanc, jaune et rose, certains ont des boutons rose, voir bordeaux, qui deviennent blanc en s'ouvrant. Il y a des fleurs élégantes qui ressemblent à des étoiles, d'autres avec des pétales tout ronds; des fleurs simples, doubles ou triples.
Les feuilles sont aussi très variées, de forme ovale, lancéolé ou trifolié avec des couleurs qui vont du vert foncé à un jasmin avec les feuilles jaune doré, Jasminum officinale 'Aureum' en passant par les feuilles bordeaux en automne pour J. officinale 'Inverleith' ou des pousses brunespour J. polyanthum 'Rubrum' et J. officinale 'Argenteovariegatum' qui a les feuilles panachées. Il y a même des espèces avec un feuillage gris et duveteux, originaires d'Afrique, J. fluminense ssp. gratissimum et J. abyssinicum, qui ont besoin d'un sol particulièrement sec et drainant.
Le parfum est une des caractéristiques auquel on pense quand on dit 'jasmin' mais en effet ils ont chacun un parfum distinct et un bon 'nez' peut les reconnaître par leurs parfums. Certains jasmins ont un parfum si envahissant que c'est presque trop fort. Il y en a d'autres plus subtils J. beesianum et J. x stephanense ont un parfum de rose ancienne, J. azoricum a un parfum frais d'agrumes. Certains jasmins n'ont pas de parfum.
Les jasmins ont besoin de soleil, d'un bon sol bien drainant et d'un apport d'engrais. Il faut les arroser les deux premières années mais une fois bien établis ils peuvent se débrouiller sans arrosage. La propagation se fait plus facilement par boutures que par semis.
Dans la région méditerranéenne une seule espèce est présente, J. fruticans, un arbuste avec des fleurs jaunes, sans odeur, à feuillage persistant. Heureusement il y beaucoup d'autres espèces qui poussent bien dans nos jardins et qui peuvent supporter les gels assez forts. Si on a la chance de jardiner où il y a peu de risque de gel le choix des variétés est plus important.
En Inde et en Asie les J. sambac sont utilisés dans le thé. Leurs pétales plus épais retiennent les molécules de parfum une fois secs. Le J. sambac 'Belle of India' est une plante sacrée dédiée à la déesse Shiva et plantée autour des temples de Shiva. Dans l'industrie du parfum en France, depuis quelques années J. polyanthum, à cause de sa croissance exubérante, a remplacé en porte-greffe le traditionnel J. officinalis endémique de l'Estérel, le greffon étant J. grandiflorum le très connu Jasmin de Grasse.
Pour avoir la liste des jasmins et leurs détails allez sur le site des Bertetto.

Janvier 2011
Inauguration de la bibliothèque MGS Languedoc
Par un matin frisquet mais ensoleillé du mois de janvier, un groupe de 28 membres de notre filiale s'est réuni chez Chantal Guiraud pour célébrer l'inauguration de notre bibliothèque. Le fonds principal d'environ 140 livres provient d'un don du magazine Le Lien horticole qui a dû s'en séparer lors d'un changement d'adresse. La MGS lui est très reconnaissante de ce beau cadeau; Chantal de son côté a offert l'hospitalité d'une pièce dans sa vaste maison et a commencé de cataloguer tous les livres par thèmes. Une autre membre du Languedoc, Louisa Jones, la célèbre auteure de plus de vingt ouvrages au sujet des jardins méditerranéens, a ensuite proposé de nous donner un nombre similaire de volumes ce qui fait que nous avons maintenant une intéressante collection de livres en français aussi bien qu'en anglais que tout membre de la MGS peut désormais emprunter. Le clou de la journée fut la fascinante causerie de Louisa sur ses souvenirs de spécialiste des jardins et sa carrière d'auteure de livres sur ce thème. Elle en a actuellement trois à divers stades de préparation. Deux en français: Manifeste pour les Jardins Méditerranéens, et Nicole de Vésian: un Art des Jardins en Provence, tous deux à paraître chez Actes Sud. Le troisième, Mediterranean Landscape Art: the Vernacular Muse paraître à Londres chez Thames and Hudson.

En 1975, lorsqu'elle a commené à étudier l'art du jardin en Provence, plusieurs personnes lui ont assuré qu'il n'y avait pas jardins intéressants dans le midi de la France. Pourtant, après avoir visité plus de 200 jardins dans la basse vallée du Rhône, l'existence d'un style régional fortement affirmé lui est apparu clairement et lui a fourni son principal thème d'étude, auquel elle revient fréquemment.
Louisa nous a entrouvert la porte du monde de l'édition et nous avons discuté de la façon dont un livre est lancé. Elle nous a montré des exemples: choix du titre, du style de la couverture, des couleurs, pour ses trois prochains livres. La discussion s'est poursuivie pendant le repas et la traditionnelle Galette des rois; ensuite, nous nous sommes dispersés dans la bibliothèque et dans le jardin. Merci, Chantal, de nous avoir si bien reçus.
Christine Savage.
Septembre 2010
Château le Plaisir
Un après-midi ensoleillé de septembre, et une quarantaine de membres de la filiale MGS Languedoc ont le plaisir de visiter les jardins du Château le Plaisir près d'Avignon à Aramon dans le Gard. Conçu par l'architecte paysagiste Pascal Cribier dans les années 1990 pour la famille Hollander, le parc est composé de plusieurs jardins thématiques et comporte de nombreuses particularités structurelles modernes. Nous pénétrons d'abord dans une vaste cour traditionnelle ombragée par cinq rangées de vieux platanes majestueux et une allée qui mène vers la maison avec une façade classique du 18ème siècle. Le promenoir longé d'un mur nous parle aussi des temps anciens - "une galerie longue à l'extérieur" commente l'un des membres. Puis en entrant dans le parc paysagé, la vue d'une haute cheminée près du Rhône nous ramène au 20ème siècle. De hautes haies droites en Quercus ilex avec des trouées permettant de jeter un coup d'oeil, une belle pergola, du gazon Zoysia verdoyant et moelleux, une aire de jeux pour les enfants où serpente un chemin entre les coussins de santolines, l'échiquier non terminé avec son roi et sa reine solitaires, et un théâtre de verdure dont la haie d'olivierstaillés est apparemment objet de controverse parmi des gens du pays. Près du local de la piscine, nous admirons les quatre Sophora japonica pleureurs, spécialement greffés en Italie pour ce projet, et nous traversons une belle allée couverte de Wisteria pour déboucher dans le jardin d'eau, dont la fraicheur et l'ombre sont bien appréciées, et certains retiennent l'idée de faire pousser la glycine en arbuste. Le parfum des floraisons du Clerodendrum trichotomum cède la place à celui de figues mûres quand notre chemin se poursuit à la découverte d'un petit bois de troèneset de plusieurs variétés d'arbres fruitiers, et puis du jardin sec avec les plantes d'Olivier Filippi et un chemin composé d'intéressants pavés 'romains' en béton. Nous nous arrêtons dans une petite cour derrière la maison à l'ombre de Melia azedarach pour admirer un parterre d'Hibiscus coccineus et discuter du pré planté en gauras et en buis - à cette saison les gauras prédominent! La visite se termine par une collation offerte par les gardiens pendant laquelle Chantal nous rappelle de récolter des graines et de les lui envoyer pour la banque de graines qu'elle organise à l'intention des adhérents de la MGS dans le monde entier. Merci beaucoup à Christine et à Sandra pour avoir organisé cette visite.
Mavis Mercoiret.

Arrivée sous les platanes.

Promenoir.

Théâtre de verdure.

Petit bois de troènes.

La tonnelle.
Les photos sont signées Mavis Mercoiret, Hilary Ivey et Anthony Daniels.
Responsable:
Succédant en octobre 2009 à Jocelyn van Riemsdijk à la tête de la filiale, Christine Savage écrivait:
"Après une carrière de trente ans comme cadre pour un grand magasin britannique, j'ai eu la chance de pouvoir bénéficier d'une retraite précoce. Ce qui m'a donné l'occasion de passer la plus grand partie de l'année dans notre maison du Vaucluse où j'aime faire des randonnées dans les collines et où je tente de relever le défi d'entretenir un grand jardin en utilisant des plantes méditerranéennes et aussi peu d'eau que possible."

Le coin des simples en mai, dans le jardin de Christine Savage.
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